Pensée du jour

Je vous engage vivement à veiller aux gestes et attitudes du début de l’oraison. Une génuflexion très bien faite, acte de l’âme autant que du corps ; une attitude physique nette et forte d’homme éveillé, présent à soi-même et à Dieu ; un signe de croix, lent, chargé de sens. Lenteur et calme sont d’une grande importance pour rompre le rythme précipité et tendu d’une vie affairée et pressée comme la vôtre.

Père Henri Caffarel

Apprendre à coexister sans être obligatoirement d’accord

Virginie Maury, dont l’éventuelle venue a soulevé un vent de fronde au Collège Sainte-Marie de Meaux, revient sur cet épisode :

Je distingue deux catégories de personnes. Celles qui ne partagent pas mes opinions. C’est leur droit et je le respecte. Je regrette seulement qu’elles n’aient pas voulu donner une chance au dialogue.  Et celles qui sont à l’origine d’une campagne de mensonges et de calomnies, celles qui prétendent qu’il faut du courage pour rester caché derrière l’anonymat d’un ordinateur. Les concernant, je ne respecte pas les moyens qu’elles ont employés.
Nous devons tous apprendre à coexister sans être obligatoirement d’accord. Ceux qui prônent le dialogue comme s’il s’agissait d’un dogme de foi ont finalement beaucoup de mal à dialoguer. Ils transforment ce qui, pour moi, est un message d’amour en un message de haine. Ils transforment la parole de l’Église en un message d’exclusion, d’intolérance, du goût du secret.

Mon Père ?

Frère Adrien Candiard op, revient sur cette appellation, et sur le sens du mot Père :

Lycéen, je m’indignais qu’on puisse donner du Mon Père à un prêtre. Jésus est pourtant clair : « Ne donnez à personne sur la terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux » (Matthieu 23, 9). Pour une fois qu’un commandement était facile à appliquer, autrement plus accessible qu’« aimez-vous les uns les autres » ou « aimez vos ennemis », pourquoi se priver de le mettre en pratique ?

La paix commence par soi-même.

Interview du Général Pierre de Villiers, ancien Chef d’Etat-major des Armées, dans La Croix :

La paix commence par soi-même. Si vous êtes agressif, polémique, si vous confondez le volontarisme du chef avec l’agressivité et la pression, vous n’êtes pas un homme de paix. Ensuite vous devez diffuser cette paix en commençant par votre entourage. Cela s’appelle l’exemplarité du chef. Il faut savoir rester modeste : on ne peut pas parler de la paix sans cesse, sans la pratiquer soi-même.

Fête des pères #3 : une prière

Une prière trouvée sur le web, parce que c’est bien aussi au coeur de nos vies et de nos fêtes que Dieu nous rejoint et qu’il y a à Le prier. 

Seigneur,

en ce jour de fête et de joie,
nous voulons te rendre grâce,
te dire merci pour nos pères,
ceux qui sont encore parmi nous
et ceux qui t’ont rejoint.
Oui, Seigneur, merci pour nos papas
qui, au cœur de la famille,
jouent un rôle important.

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Fête des pères #1 : Le guide du mauvais père

Quelques informations sur la parution du t. 4 à lire dans un article de France Inter : « Quand il découvre un nouveau jeu vidéo, le mauvais père insiste pour que son fils cesse ses devoirs… pour jouer avec lui. Quand sa fille se fait punir, le père pas vraiment top, signe le mot dans le carnet en lui demandant de ne rien dire à sa mère. Le père à la mode Guy Delisle oublie aussi sa fille, encore petite, dans un magasin… Une enfant, qui, parce qu’elle a lu ses albums précédents, est au courant pour la petite souris, et rappelle à son papa, le jour ou elle a perdu une dent : « Surtout ce soir tu n’oublies pas, la petit souris va passer ». C’est tendre, drôle, et ça sent le vécu ! »

Croissance du règne de Dieu (Questions pour l’évangile du 11° dimanche du temps ordinaire B)

En ce 11° dimanche du temps ordinaire B, pour expliciter la croissance du Règne de Dieu, Jésus raconte deux paraboles : celles du grain de blé semé qui pousse et de la graine de moutarde (Marc 4, 26-34).Voici quelques questions pour l’Evangile de ce dimanche :
– Quelle est la responsabilité de l’homme dans la 1° parabole ?
– A quelle(s) attitude(s) nous invite Jésus dans la 1° parabole ?
– Qu’est-ce que je vois du Règne de Dieu dans ma vie, là où je vis ?
– Quels sont les oiseaux que je connais qui ont fait leur nid dans le Royaume de Dieu ?Lire la suite

« Voir des images pornographiques aussi jeune constitue un traumatisme sexuel. » 

C’est le Professeur Nisand qui le dit sur France Info !  Avec plusieurs professionnels de santé, il lance vendredi 15 juin un appel solennel au gouvernement pour lutter contre la diffusion massive d’images pornographiques, auxquelles les enfants sont exposés de manière extrêmement précoce. « Voir des images pornographiques aussi jeune constitue un traumatisme sexuel. D’habitude, on lutte pour la protection de l’enfance, et là, on ne fait rien« , déplore le Pr Nisand. Pourtant, être confronté à de la pornographie très tôt peut avoir des répercussions graves sur le développement, comme l’explique une enquête Ipsos réalisée pour le Fonds actions addictions publiée le 8 juin. Cela peut provoquer « des crises d’anxiété, des troubles du sommeil, nourrir un sentiment douloureux de culpabilité et conduire à une représentation faussée ou déviante des rapports sexuels et amoureux« , précise le rapport. « C’est une atteinte à la santé des femmes« , ajoute le Pr Nisand.

Le Pr Israël Nisand va même plus loin : « Certains enfants sont addicts, ils regardent de la pornographie 3 heures par jours dès l’âge de 10 ans ! » Pour le Cngof, il est donc indispensable de réglementer l’accès aux sites pornographiques. Pour ce faire, il propose notamment de retirer la licence ou d’infliger de lourdes amendes aux fournisseurs d’accès qui enfreindraient la loi française. Un mécanisme simple, pour le Pr Nisand : « Comment se fait-il que le gouvernement puisse lutter contre les sites pédopornogaphiques et jihadistes et qu’il ne fasse rien contre les sites pornographiques ? »

« Il faudrait prévenir les parents du danger de la pornographie, lutter contre les addictions au sein de l’école, y délivrer une vraie information sur la sexualité – ce qui est prévu par la loi mais peu appliqué – et conditionner l’accès à la première image pornographique via la demande d’un code de carte bleue« , résume le Pr Nisand. Sans cela, il lui semble difficile d’empêcher l’accès à de tels contenus. Aujourd’hui en effet, pour n’importe quel enfant, cliquer sur « J’ai 18 ans ou plus » suffit à accéder à des images pornographiques.

Emmanuel Macron reçoit l’archevêque de Mossoul

La Vie nous informe qu’Emmanuel Macron a reçu ce matin Mgr Petros Mouche, archevêque syriaque catholique de Mossoul, sur l’avenir des chrétiens d’Orient et de l’Irak.

La rencontre n’était pas inscrite à l’agenda officiel. Elle a même été organisée à la dernière minute. Vendredi 15 juin, vers 9h, Emmanuel Macron a rencontré l’archevêque de Mossoul et de Qaraqosh, Yohanna Petros Mouche, dans son bureau.

En cadeau, l’archevêque de Mossoul a offert à Emmanuel Macron une page tirée d’un livret de messe retrouvé dans les ruines d’une église de la ville de Sinjar et que les islamistes n’avaient pas brûlée. Visiblement touché, Emmanuel Macron lui a demandé de lui lire ce qui y était écrit en arabe. Il s’agissait de la prière du Notre Père. Puis il a enlacé Mgr Petros Mouche.

Frères de sang, de foi et de foot

Les catholiques connaissent Mgr Jacques Blaquart, l’évêque d’Orléans… mais savent-ils qu’il vient d’une famille dont la passion est le football ? Ainsi, le journal La Croix publie un beau portrait croisé avec son frère Bernard Blaquart, entraîneur du club de Nîmes. Ou quand la passion du ballon rond se double de convictions fortes, « évêque ou entraîneur, nous avons le même but » : à lire !

Le secret d’Emma M.

Dans France Catholique, une belle rencontre :

Les éditions Quasar ont vraiment de la chance avec leurs auteurs. Anne Kurian leur a donné un premier roman qui respire la jubilation d’écrire et qui nous interroge, avec brio et humour, sur le sens de la vie et des choix que nous posons. Rencontre avec la jeune romancière qui a su allier suspens, romance et interrogations spirituelles…

La figure du père chez les Français

Sondage Ifop mené par Alliance Vita :

C’est une information qui devrait compter dans les débats bioéthiques du moment. Un sondage Ifop commandé par Alliance Vita et dévoilé aujourd’hui par La Croix souligne l’importance et la singularité de la figure du père aux yeux des Français. Pour l’association, il s’agit avant tout de braquer les projecteurs sur l’un des enjeux des discussions actuelles sur l’extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, envisagée dans le cadre de la révision des lois de bioéthique.

Ainsi, 93% des Français considèrent que Les pères ont un rôle essentiel pour les enfants, tandis que les trois quarts d’entre eux adhèrent à l’affirmation selon laquelle Les rôles du père et de la mère sont différents et complémentaires ; et 89 % jugent que L’absence de père, c’est quelque chose qui marque toute la vie.

Pensée du jour

L’individu mauvais renie le fardeau de sa culpabilité ; il refuse la reconnaissance douloureuse de son péché, de sa médiocrité et de son imperfection ; il cherche à transmettre sa peine à autrui par la projection ou en faisant de lui son bouc émissaire. Or tous ceux qui sont mauvais, qu’est-ce qui les habite, les harcèle ? La réponse est simple : la peur.

Scott Peck

Médine Bataclan

Depuis quelques jours, quand on traîne sur les réseaux sociaux, on assiste aux remous d’une polémique concernant le rappeur Médine et sa présence annoncée sur la scène du Bataclan : les paroles de ses chansons seraient une insulte à la mémoire des victimes du terrorisme islamisme qui a fait là-bas 90 morts le 13 novembre 2015 (sur les 130 ce soir-là), sans compter les terroristes eux-mêmes. Lire la suite

Et à la place du poisson, que vous sert-on ?

« La destruction de l’environnement humain est très grave, parce que non seulement Dieu a confié le monde à l’être humain, mais encore la vie de celui-ci est un don qui doit être protégé de diverses formes de dégradation. Toute volonté de protéger et d’améliorer le monde suppose de profonds changements dans « les styles de vie, les modèles de production et de consommation, les structures de pouvoir établies qui régissent aujourd’hui les sociétés ». Le développement humain authentique a un caractère moral et suppose le plein respect de la personne humaine, mais il doit aussi prêter attention au monde naturel et « tenir compte de la nature de chaque être et de ses liens mutuels dans un système ordonné ».Par conséquent, la capacité propre à l’être humain de transformer la réalité doit se développer sur la base du don des choses fait par Dieu à l’origine. »

Pape François, Laudato si, §5. 

Pensée du jour

Le problème du mal n’est pas un défaut de conscience, mais le refus d’accorder à la conscience le rôle qui lui est dû.

Scott Peck

Le fils d’empereur qui devient prêtre

Il avait tout, pour plaire, cet (arrière-petit) fils d’empereur d’Autriche : le titre, la jeunesse, la finance, l’argent et pourquoi pas les femmes et l’alcool, un jour. Et bam, il va chez les pauvres. Johannes de Habsbourg-Lorraine, après être passé à la finance, a rejoint la communauté Eucharistein, après que son père, Rodolphe d’Autriche, l’a invité à passer une journée à l’institut Philantropos.Lire la suite

Saint Antoine de Padoue

Dieu éternel et tout-puissant, Tu as voulu que ton peuple trouve en saint Antoine de Padoue un grand prédicateur de l’Évangile et un défenseur des pauvres ; permets qu’avec son aide, et fidèles à ses leçons de vie chrétienne, nous ressentions dans toutes nos épreuves le bienfait de Ton secours.

Oraison du jour

Parole du jour

Amen, je vous le dis : avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise.

Matthieu 5

Évaluation officielle de la loi sur la fin de vie en France

Analyse du rapport de l’IGAS dans La Croix :

À la lecture de ce texte s’impose un premier constat, et non des moindres : les auteurs décernent un satisfecit à la législation actuelle qui constitue, soulignent-ils, « une réponse adaptée à la prise en charge de l’immense majorité des parcours de fin de vie ».

Parmi les trente recommandations qu’ils émettent pour améliorer la loi, les experts de l’Igas excluent la possibilité de légaliser l’euthanasie ou le suicide assisté, estimant que « la stabilité du cadre juridique est une condition de sa bonne appropriation par les professionnels et par les personnes en fin de vie, leur famille et leurs proches ».

Prof catho dans le public ?

Eh oui, ce n’est pas antinomique (promis !) et, en plus, une association, le CdEP est spécialement là pour ce cas-là !

Si celle-ci propose une vie d’équipe locale durant l’année, elle propose aussi des sessions dont une toute spéciale du 23 au 27 août à Epernon : cela vaut le coup d’y participer pour prendre, avec d’autres, le temps de se poser et de se former dans cette spécificité de professeur catholique enseignant dans l’enseignement public !

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L’indispensable transparence pour soigner, pour grandir

Lu dans le journal La Croix : « À l’initiative de la Conférence des religieux et religieuses de France, 120 supérieurs de communauté réunis à Paris ont entendu le témoignage de trois victimes d’abus sexuels, lundi 11 juin. (…)

Devant les religieux et religieuses, les victimes ont « partagé leur douloureuse histoire, leur rapport à l’Église et à la foi et l’impérieuse nécessité d’écouter les victimes “les yeux dans les yeux” », relate un communiqué de la Corref. Elles ont aussi « insisté sur la confiance bafouée par les abus subis et par les silences de nos institutions et ont demandé que nous entrions tous dans un travail de vérité ».

Dans son discours très fort en ouverture de cette journée, sœur Véronique Margron, dominicaine et présidente de la Corref, a estimé que la « transparence » était « indispensable » sur le sujet, reconnaissant que « pendant des décennies », elle n’avait « pas été le critère d’action de l’Église ». « Nous avons maintenant l’obligation de veiller à tenir un langage de vérité et à renoncer à toute langue de bois comme à ce que les sociologues nomment la “culture de docilité” dans l’Église catholique », a-t-elle poursuivi. »

Et cette écoute, cette réaction, ce désir d’avancer en vérité et en charité ne sont-ils pas signes d’espérance et de confiance ?

Dans le même dossier, on peut lire aussi l’interview de Sr Véronique Margron sur les jeunes religieuses face à ce sujet.